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Par mon travail, je suis régulièrement en contact avec des personnes qui disent manquer de motivation – en fait, discuter de ce thème est presque devenu un rituel avec mes clients. Peut-être cette expérience vous est-elle familière: vous voulez atteindre un objectif particulier - en certains cas, vous en avez même besoin – mais vous n'avez pas la volonté ou l'énergie nécessaire pour l'atteindre (du moins, selon vous). Conséquemment, vous vous blâmez, vous vous embourbez dans votre déception et votre culpabilité... de plus en plus éloigné de votre objectif. Mais pourquoi n'est-on pas toujours assez motivés pour accomplir ce que l'on a en tête? Est-ce la détermination, ou la force, qui nous fait défaut?
Dans mon esprit, la motivation est telle la sève qui circule dans l'arbre: elle contribue à son équilibre – en fait, elle lui est même essentielle – mais elle devient tout à fait inutile si l'arbre lui-même (notre objectif) n'est pas solide, ancré dans une terre saine. Il en va de même pour nous: quand nos objectifs sont sains et bien ancrés, la motivation coule naturellement dans nos veines; quand nos objectifs sont «chétifs», mal enracinés, on doit constamment se pousser, bûcher, pour avancer en direction de notre but – et lorsqu'on atteint finalement la ligne d'arrivée (si on y parvient), on est trop essoufflés pour se réjouir et célébrer. Quels objectifs ne sont donc pas assez forts et sains pour que notre sève, notre motivation, circule librement dans nos veines? Selon moi, ce sont les objectifs que l'on se fixe pour les mauvaises raisons, ou avec une attitude non adéquate. Non, il n'y a rien de mal à vouloir perdre du poids; seulement, combien d'entre nous choisissent de le faire car on ne s'aime pas (du moins, on s'aime conditionnellement) et on pense que maigrir réglera le problème. Il n'y a rien de mal, non plus, à étudier le droit; seulement, combien le font pour honorer les rêves de leurs parents, ou de leur entourage, plutôt que les leurs. Plusieurs facteurs peuvent littéralement tuer notre motivation à la racine, mais la faiblesse, ou le manque de volonté, ne font pas parti du nombre. Ce sont plutôt des facteurs tels ceux-ci qui entrent en jeu:
La motivation n'est donc pas une question de force ou de volonté – mais bien une question d'alignement. Quand on en manque, c'est une partie de nous qui chuchote, «je ne veux pas que tu atteignes ce but - quelque chose ne marche pas...». Ainsi, peut-être est-il temps de changer notre objectif... peut-être a-t-on besoin de s'intérioriser et de porter attention à ce qui nous bloque (voir la liste précédente). Ou peut-être n'a-t-on besoin que de prendre une grande respiration et d'écouter le vent chanter, quelques temps...
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