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Nous sommes à Bombay, en Inde. Mahatma Gandhi est assis dans son siège depuis un bon moment et il profite du temps d’attente pour méditer. Dans quelques courts instants, le train quittera la gare.«Mahatma! Mahatma!» Un jeune reporter s’approche de son wagon et l’interpelle avec insistance pour attirer son attention. Il se présente brièvement, puis il demande à Gandhi d’adresser un message à la population. Un message d’espoir, peut-être, ou de paix. C’est le jour de silence hebdomadaire du leader spirituel. Ainsi, plutôt que de répondre au journaliste du tac au tac, il plonge sa main dans son sac et agrippe un crayon. Il griffonne ensuite quelques mots sur un bout de papier, qu’il tend rapidement à son interlocuteur, par la fenêtre, avant que le train commence à se mouvoir… Un frisson traverse le corps du journaliste lorsqu’il pose les yeux sur le bout de papier. Avec la sagesse et la simplicité qu’on lui connaît, Gandhi y avait écrit: Je ne sais pas quel effet cette histoire vous fait, mais pour ma part, j’ai été touchée lorsqu’on me l’a racontée, j’ai été émue en l’écrivant, et je continue d’avoir la chair de poule chaque fois que je la lis et relis. C’est parce que cette anecdote représente, à mes yeux, l’essence même de ce qu’on est venus faire sur notre planète bleue: honorer notre «message» et en imprégner tout ce que l’on fait. Être VRAI dans le sens le plus profond du terme. Depuis plusieurs années, j’accueille les visiteurs de mon site, implosions.net, avec la question suivante: «Êtes-vous prêt à mettre plus de VOUS dans votre vie?» Je ne crois pas avoir à vous poser la question, aujourd’hui. Je sais que vous êtes plus que prêt à faire de la place à ce «vous» dont il est question – le «vous» qui est vibrant, vrai, coloré, allumé. Le «vous» que vous vous sentez appelé à accueillir et à devenir. Voyez-vous, j’ai une théorie: je crois que la vie a écrit une mélodie unique et magistrale en votre honneur le jour où vous êtes né. Et je crois que votre mission première – après celle de vous aimer ;-) – est de la mettre en musique et de la fredonner.
Être naturel «Chante-la ta chanson, la chanson de ton cœur, la chanson de ta vie… L’oiseau le fait, le vent le fait, l’enfant le fait aussi… Chante-la ta chanson, n’aie pas peur, vas-y, chacun a sa mélodie au fond de lui… Chante-la ta chanson, elle est sûrement jolie, chante-le qu’elle est belle ta vie…» Y a-t-il un plus bel hymne à la vie que ce texte de Jean Lapointe et de Marcel Lefebvre? Un hymne à la vie, effectivement, mais un hymne à soi, aussi; une invitation à laisser s’exprimer ce qui nous habite, à oser être tel qu’on est vraiment; une invitation à rechercher le réconfort de notre lumière, comme la fleur qui se tourne continuellement vers le soleil brillant. Être naturel est la chose la plus naturelle qui soit. Les abeilles le font lorsqu’elles butinent; les chiens, lorsqu’ils courent et jappent; les araignées, lorsqu’elles tissent leur toile; les fourmis, lorsqu’elles… Bref, passons. Pourquoi cette soudaine fixation sur les insectes? Y a-t-il un psychanalyste dans la salle? Plus sérieusement, l’idée que je souhaite amener est que chaque chose est ce qu’elle est, dans les règnes végétal et animal. Une fleur de pommier n’a jamais l’intention de devenir un ananas, et une graine de citrouille ne rêve jamais de devenir un rutabaga. (Tant mieux, car ça serait beaucoup moins joli le soir de l’Halloween!) Seul l’humain essaie d’être ce qu’il n’est pas. Seul l’humain est hypnotisé par les vérités des autres et ignore celle qu’il porte en lui. «Les autres», ce sont nos parents, nos amis, nos collègues, nos proches, notre partenaire de vie… C’est la «société»… C’est la voix dans notre tête qui est imprégnée de ce qu’on nous a toujours dit et qui tente de dicter notre conduite (pour nous protéger, bien maladroitement) à travers différents «je devrais», «il faudrait» et «je peux pas». Je ne dois pas faire ceci, mes parents ne seront pas fiers de moi. Je dois faire cela pour que mon mari soit en accord avec mes choix. Je ne peux pas prendre cette décision… Ça ne se fait pas! On entend rarement des gens dire: «Je souffre de ne pas être ce que je suis...» Ce ne sont pas les mots que l’on utilise. Or, c’est souvent cette «déconnexion» qui est à l’origine de ce qui nous mine. Une vie ou une situation qui ne nous ressemble pas est un peu comme ces coco de Pâques creux et friable: même lorsqu’elle est en apparence jolie et parfaitement moulée, elle est vide – vide de notre essence et de notre âme. L’univers entier conspire pour que l’on soit tel qu’il nous a créés. Vous souvenez-vous de ce dont je parlais dans le module précédent, de cette rivière qui coule naturellement vers l’amour – vers l’amour de soi, tout d’abord? Il y a un courant puissant, aussi, qui nous porte vers l’expression du message qui nous habite. Et la magie, elle s’installe lorsqu’on le laisse nous porter.
Des messagers Je me souviens d’une période de ma vie pendant laquelle j’étais un peu perdue, grugée par l’énergie qui m’habitait et que je ne savais pas comment canaliser. Je me sentais comme un de ces petits ballons colorés que l’on voit parfois flotter dans le ciel, évadés de carnavals et de fêtes d’enfants… J’avais l’impression de flotter moi aussi n’importe comment, de ne jamais être vraiment à la bonne place et de ne jamais faire la bonne chose. Et j’attendais impatiemment la grande révélation, l’inspiration avec un «I» majuscule. Souvent, je me recueillais et je demandais à la vie: «Guide-moi, dis-moi ce que tu veux de moi, et je vais me plier à tes demandes, quelles qu’elles soient.» Au fil du temps, la super réponse à toutes ces questions me fut révélée; une réponse d’une simplicité presque ridicule qui était, comme c’est souvent le cas, directement sous mon nez. Et c’est ce que je vous dévoilerai la semaine prochaine en exclusivité… Je blague! Voici ce que j’ai compris: la vie me communiquait déjà ses demandes à chaque instant. Je m’attendais à une révélation spirituelle, voire mystique, alors qu’elle s’adressait à moi très directement – en langage très familier, ma foi! J’ai réalisé qu’elle me parlait à travers mes désirs. À travers ce que j’aime. J’ai compris que mes petits goûts, mes petits intérêts et mes petites préférences du moment étaient loin d’être petits. C’est le langage que ma majestueuse guidance intérieure utilisait pour me guider. Tout ce que je cherchais dans le ciel ou dans les feuilles de thé était, en fait, dans mes tripes.
Directement du ciel… Vos désirs sont la chose la plus spirituelle, la plus légitime et la plus sacrée qui soit. Est-ce qu’on vous l’a déjà dit? Ils sont la voix et la voie de votre majestueuse âme, de votre vérité. Vous savez bien sûr que je ne fais pas référence aux désirs superficiels, aux cravings, qui prennent racine dans un vide intérieur – on a commencé à enlever ces derniers du chemin la semaine dernière, justement. Je fais référence à ce qui vous fait vibrer délicieusement. En fait, les désirs auxquels je fais référence aujourd’hui ne sont pas des pensées qui viennent de votre cerveau. Ils ne viennent pas de vous; ils passent à travers vous. Ils émergent de la puissance qui fait tourner les planètes et briller les étoiles; votre rôle est simplement de les cueillir. Il ne s’agit pas ici de se fixer des objectifs, mais de les laisser vous appeler. Il ne s’agit pas non plus de vous motiver ou de vous pousser, mais de vous laisser être inspiré. Si vous croyez en Dieu, Allah, etc., je vous dis: «Vos désirs SONT Dieu, Allah, etc.» Si vous croyez en une force universelle aimante, je vous dis: «Vos désirs SONT cette force universelle aimante.» Si vous croyez en Satan, je vous dis: «Euh... mes condoléances!» ;-) Plus sérieusement, vos aspirations profondes sont des cadeaux du ciel, des instructions divines. Elles sont à la fois la carte détaillée à utiliser pour trouver votre trésor et la source d’énergie dans laquelle vous puisez pendant que vous cheminez. Ce que vous avez profondément envie de faire est la chose la plus importante que vous puissiez faire. Ce que vous avez envie d’être est ce que vous devez devenir. Aucun désir véritable ne vous habite sans raison. (Hmm, je commence à me répéter…) Et non, il n’est pas question de devenir un monstre égocentrique! Car c’est à travers vos désirs que s’expriment AUSSI votre bonté et votre générosité – les élans du cœur qui sont authentiques et spontanés. Votre nature profonde ne peut qu’aimer.
Une pulsion de vie Je n’ai jamais entendu un arbre déclarer: «J’arrête officiellement de faire pousser des fruits. À quoi bon continuer? Ceux que je produis finissent de toute façon par tomber sur le sol et par se décomposer…» Et vous, avez-vous déjà entendu parler d’une abeille qui a pris la décision de cesser de butiner parce qu’elle voyait sa ruche déborder de miel et évaluait que c’était assez? Non. La nature est ainsi faite que tout va en augmentant; tout germe, fleurit, croît et s’épanouit. Tout devient PLUS au fil du temps. Vouloir plus n’est pas une mauvaise chose, c’est le mouvement d’expansion naturel de la vie! Cesser de désirer serait absolument contre-nature, voire impossible (même devenir un adepte de la simplicité volontaire est un désir! On ne s’en sort pas…). Tenter de se convaincre qu’on ne veut pas ce qu’on veut est aussi ridicule que de demander à une graine de cesser de germer. On ne peut pas peser sur «pause». On est joyeusement condamnés à vouloir croître et fleurir. Et dire OUI à cette pulsion de vie est essentiel si on veut être pleinement vivant et en accord avec nous-même. Pas «le jour où j’aurai atteint mon but»; maintenant, à l’instant. Vous avez compris qu’il n’est pas question ici de compter sur des choses qui nous sont extérieures pour nous rendre heureux ou plus complet. Il n’est pas question de vivre en attente de la concrétisation de nos désirs, d’imaginer qu’ils sont la solution à tous nos problèmes. Il n’a jamais été question de les utiliser comme substituts à l’amour que l’on cultive en nous, finalement; ils ne sont pas des béquilles ou des diachylons. Ils sont le feu qui nous habite, l’expression de ce que l’on est. Récolter leurs fruits est merveilleux, bien sûr, mais le plus important est de les cultiver.
L’effet Grand Canyon Vous êtes assis au bord du Grand Canyon, au Nevada, les pieds qui pendouillent. Vous baissez les yeux et vous voyez la rivière Colorado qui coule furieusement une centaine de mètres plus bas. De l’autre côté de la rivière, à une distance d’environ 15 mètres et à la même hauteur que vous environ, vous voyez clairement la représentation d’un de vos désirs. Il est assis, il sourit, et il a les pieds qui pendouillent, lui aussi. Vous voyez ce rêve à l’état brut, dans toute sa splendeur. Vous êtes secoué par la beauté de cette vision et du paysage qui s’offre à vous, par la majesté de ce qui vous entoure…Puis, après avoir admiré votre vision quelques instants, vous tombez de haut. Non, vous ne tombez pas dans la rivière… Mais vous la regardez à nouveau, et vous remarquez la distance impossible qui vous sépare de la magnifique réalité que vous apercevez de l’autre côté. Vous vous sentez appelé à aller vers elle, vous sentez, par l’énergie qu’elle vous procure, qu’elle souhaite également vous rencontrer… Mais comment franchir la quinzaine de mètres qui surplombent la dangereuse rivière? Vous n’avez aucun matériel, et très peu de ressource à votre disposition… Certainement pas ce qu’il faut pour construire un pont. «Faites le premier pas sur le chemin de la foi. Vous n'avez pas à le parcourir entièrement, juste à faire le premier pas.» Martin Luther King Comment? Pas important… Quelle est la première question qui nous vient à l’esprit lorsqu’on pense à un projet qu’on aimerait réaliser? Quel point d’interrogation nous prend en otage dès que l’on considère une nouvelle idée? Sans contredit, tout élan d’inspiration est suivi de près par un coup d’œil vers la grande zone vide devant nous et un «comment vais-je donc le traverser?». Dès la minute où on a un portrait-robot de notre potentiel désir, on veut immédiatement savoir comment on pourra l’assouvir. En fait, on refoule souvent nos désirs avant même de les avoir bien regardés… On arrête simplement de porter notre regard de l’autre côté. Au cours des prochaines semaines (si vous décidez de poursuivre le programme lorsqu’il sera terminé), nous bâtirons graduellement le pont entre vous et vos rêves, quels qu’ils soient. La première étape, par exemple, sera de commencer à vous voir comme la personne que vous devez être pour vivre la vie que vous souhaitez vivre; nous changerons l’image que vous avez de vous-même afin qu’elle soit finalement en harmonie avec cette juteuse vision (sinon il y a incohérence, et donc stagnation). Tout sera fait étape par étape, et joyeusement – non pas en défonçant vos murs intérieurs, mais en les dissolvant. Mais bref, voici où je veux en venir: cette semaine, oubliez le pont. Enlevez cette préoccupation de l’équation, confiez-la à l’avenir. Mon pouce est tout sauf vert, et j’ai horreur des vers de terre (et puis, monsieur le Psychanalyste, quel est votre verdict?). Cela dit, je ne crois pas me tromper en affirmant qu’un agriculteur ne dit jamais à la terre: «Donne-moi le légume, puis je vais le cultiver.» Non, on sème, et on laisse les forces de la nature opérer. Si on cesse de tirer sur le petit germe et de perturber le processus en s’inquiétant au sujet du fameux «comment», et si on suit les instructions que la nature nous communique graduellement, on récolte systématiquement le fruit du désir que l’on a semé – sous la forme espérée, ou mieux. En d’autres mots, on crée ce que l’on veut en précédant la vie d’un pas, en cultivant avec confiance avant même de voir le résultat. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est Dame Nature! Il y a une petite histoire que j’aime beaucoup donner en exemple. La voici: un jour, Mère Térésa voulut offrir des gâteaux aux enfants de l’orphelinat où elle œuvrait à ce moment. Le problème, c’est qu’il n’y avait pas un seul œuf dans le garde-manger (l’histoire ne le dit pas, mais je crois deviner qu’elle était assez loin merci d’un supermarché). Sans broncher, elle demanda donc à la personne qui s’occupe de la cuisine de commencer la recette de gâteau en question, convaincue que la vie ferait en sorte qu’elle obtienne l’ingrédient manquant au bon moment. C’est effectivement ce qui s’est passé. Par «hasard», quelqu’un lui a offert des œufs quelques minutes après que le cuisinier ait entamé la recette. La morale de l’histoire est, bien sûr, de commencer la recette que notre cœur nous dicte en ayant foi que les ingrédients manquants seront disponibles au bon moment (je suis convaincue que vous pouvez aussi trouver des exemples du même type dans votre vie). Et la première étape de la recette – la toute première étape, si simple et si précieuse – c’est de se laisser désirer le «gâteau» en question, de le voir comme une possibilité. De se laisser ressentir notre appétit, en toute liberté…
Être bien ne coûte rien, il n’y a pas de prix à payer pour s’écouter. Mouler notre vie à notre vérité n’est pas plus difficile que de vivre un mensonge. Danser au rythme de notre propre tambour n’est pas plus exigeant que de danser au rythme de celui des autres. En fait, c’est bien le contraire, évidemment. Revenir à nous peut être exigeant temporairement, car il s’agit d’un apprentissage et d’un ajustement… Mais dès que l’on se positionne correctement, on surfe sur la vague habilement.
Finalement… Si j’avais à résumer tout ce que nous avons couvert aujourd’hui, j’utiliserais le mot transparence. Car l’idée, au bout du compte, c’est de faire en sorte que tout ce que l’on est humainement laisse entrevoir ce que l’on est «divinement». De laisser germer la graine que la vie a semée en nous lorsqu’on est né et d’honorer ce qu’elle continue de nous communiquer. Ce que je vais vous dire pour conclure est peut-être un peu étrange… Mais d’une certaine façon, vous êtes seul au monde. Personne d’autre que vous ne peut entendre votre musique comme vous le pouvez, personne d’autre que vous ne peut la chanter. Seuls vous pouvez vous accorder la permission d’être ce que vous êtes, et seul vous avez la responsabilité d’être de votre propre côté. C’est entre vous et vous. Vos proches peuvent vous soutenir, bien sûr. Des professionnels peuvent vous guider. Mais ultimement, c’est à vous que le rôle de personnage principal a été confié. Il n’y a pas un modèle auquel vous pouvez vous fier à 100 %, et il n’y a rien à l’extérieur de vous sur lequel vous pouvez vous appuyer à 100%. Écoutez-vous. C’est la plus grande sécurité, la plus grande liberté et la plus grande joie que vous pouvez goûter. Ainsi, que pensez-vous de la perspective de regarder vos aspirations profondes dans le blanc des yeux? Êtes-vous prêt à devenir leur «disciple»? Avez-vous hâte de vous rappeler quelques couplets additionnels de votre chanson? Sentez-vous votre message qui cherche à émerger? Je vous laisse méditer là-dessus… Nous continuerons demain avec les exercices qui seront – vous l’aurez probablement deviné – particulièrement intenses et puissants cette semaine. En toute allégresse (et en toute authenticité, pour rester dans le thème), P.S.: Ce module fait partie d’un programme de coaching de deux semaines gratuit. Voici où vous pouvez avoir toute l’info: http://www.implosions.net/fr/news/inv_mm_trial.html Et voici le formulaire à remplir pour vous joindre gratuitement au groupe et recevoir les messages directement dans votre boîte courriel: http://www.implosions.net/fr/form_gift.html |
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